
Rencontre avec Arnaud Ferret, le principal d’un collège unique en France : celui d’Aretha Franklin, à Marciac dans le Gers, placé sous le signe du jazz.
Pouvez-vous évoquer votre parcours ?
J’ai enseigné pendant 20 ans en qualité de professeur de physique et chimie d’abord en Seine-Saint-Denis, puis en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées et le Gers. Ensuite j’ai exercé durant 3 années en tant que proviseur adjoint au lycée de Lannemezan et après cette période j’ai eu la possibilité de demander une mutation en tant que chef d’établissement, le poste de Marciac se libérant. Pour mon premier poste en responsabilité, commencer par Marciac, j’ai quand même une sacrée chance…
Qu’est-ce qui vous a étonné quand vous êtes arrivé dans cet un établissement ?
J’ai été étonné sur plusieurs plans et bien sûr par cette activité fourmillante autour de la musique. Certes on parle des ateliers de musique jazz du collège de Marciac mais on n’imagine, pas quand on les observe, qu’il y a deux tiers des élèves qui font de la musique, 5 heures voire plus même par semaine lorsqu’ils ne sont pas à partir de la quatrième dans les combos et le big band… Et l’on constate une vraie émulation, une cohésion de groupe, de l’autonomie. Le projet AIMJ (ateliers d’initiation à la musique de jazz, NDLR) est passionnant, ça reste un défi d’ailleurs de le faire vivre.
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Un projet important pour ne pas voir baisser l’effectif du collège…
C’est aussi notre particularité : nous avons une zone très petite de recrutement sur la carte scolaire alors qu’au final on recrute de manière très large par rapport aux AIMJ. Pour illustrer mon propos, les élèves qui sont rentrés en 6e cette année sont issus de 20 écoles élémentaires différentes que nous allons chercher. Il y a un gros travail à réaliser pour faire connaître les AIMJ et pour recruter. On constate une baisse démographique sur le département, Marciac se sauve par les ateliers.
Il reste le tiers de l’effectif qui ne pratique pas le jazz…
C’est un défi. On parle peu finalement de ce tiers d’élèves qui ne fait pas partie des AIMJ et qui pourtant fait beaucoup de choses autour de la vie scolaire que j’aimerais développer. Le collège de Marciac n’est pas que le collège du jazz.
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Un dernier point d’étonnement, c’est la quantité de partenaires qui gravitent autour de l’établissement, dont le festival Jazz in Marciac, un partenaire fort. Mais aussi l’école de musique « les cadets de Pardiac », l’Astrada activité jeunes publics, le Lions club, l’Agapei dont nous accueillons les résidents dans le cadre de l’association sportive d’escalade.
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